EL CEMENTERIO DE  DJELFA  de Max Aub

Le Cimetière de Djelfa

 

Dans un admirable conte (El cementerio de Djelfa -1961) Max Aub transcende avec un humour désespéré le niveau du témoignage anecdotique en associant deux grandes causes politiques: celle des républicains espagnols et celle des Algériens (les os des premiers sont détterrés pour faire place à ceux des seconds).

                                   

Le cimetière de Djelfa de Max Aub (Texte intégral)

(Traduit de l'espagnole par José Maria Naharro -sept 1998 )

 

 

 

LE CIMETIERE DE DJELFA

Le 8 mars 1961  (1)

 Je suppose que tu ne te souviens pas de Pardinas. Ou peut-être si, bien que ce soit difficile. Si je ne me trompe pas, la dernière fois que nous nous sommes vus, ce fut en 1945, quand vous êtes sortis, presque les derniers pour Alger. Après, t'u m'as écrit de Casablanca ; l'année suivante, une carte depuis Veracruz.

Après, rien. Cela n'a rien d'extraordinaire. J'irais même te dire que cela me semble naturel. Comment est-ce que t'u pouvais supposer que j'étais encore à Djelfa ?

Eh bien oui, je suis resté ici, entre autres, parce qu'il n'y avait aucune raison de ne pas le faire. Pourquoi me serais-je perdu dans le reste du monde, ne voulant plus rentrer en Espagne ? Je n'avais plus de famille ou bien je ne voulais rien savoir de celle qui me restait et réciproquement. Ne crois pas que je n'ai pas pensé à rentrer à Cordoue, mais la profession de briquetier ne m'attirait pas plus que celle de menuisier, même moins ajouterais-je, et d'après ce que j'ai appris, je ne pense pas qu'ils m'auraient rendu mon poste de maître d'école. (2)

Combien de briques n'ai-je fait à Djelfa les premiers mois avant de pouvoir entrer dans l'atelier de Mustafa - tu te souviens qu'on le surnommant ainsi ?. Tant qu'à continuer à travailler comme menuisier, j'étais bien avec lui, ses fils et Cata, la fille. Les Arabes ont ça de bien : s'ils t'acceptent, c'est complètement ; on n'allait pas se disputer pour une mosquée de plus ou de moins, sans compter que Mustafa et compagnie s'en passaient pas mal de  La Mecque. Ne crois pas qu'ils sont tous ici des mahométans pratiquants. Sur ce point ils nous ressemblent pas mal (en ceci et en beaucoup d'autres choses).

Croire en Dieu - t'u te souviens comment le disait Herrera ? - c'est une lâcheté : il faut faire un monde où les gens s'amusent le plus possible.

Herrera était un type curieux Je voudrais savoir ce qui lui est arrivé  (3).

A Séville, on appelle charité retarder de dix minutes l'horloge qui marque la mort de celui qu'on va exécuter, disait-il aussi. Il semble que c'était vrai et que c'est même écrit dans des livres. Moi qui ai passé un mauvais quart d'heure avant de sortir de Cordoue, je ne peux me souvenir que de cette histoire d'heure, ils l'avançaient plutôt - ou on l'avançait quand c'était notre tour.

Tu te souviens de ce Français, ou autre chose, qui disait que l'Espagne n'était pas un pays galant ?. Eh bien la Cata a été de mon avis parce qu'elle a dit qu'elle n'avait jamais trouvé d'homme plus galant que moi. Tout ça parce qu'une fois - la première fois - je lui ai proposé de porter son chargement de bois de chauffage.

Et l'autre fou - Canizares ?. - qui faisait des vers ou croyait en faire :

Du désert je viens

de servir la Franceة

 sans la servir,

 elle s'est servie elle-même    (4)...

Les gens disent : Tue-le !, et les gens s'entretuent. Les gens disent : Travaille!, et les gens travaillent. Et ils fabriquent leur cercueil.

Tu te souviens de ce juif qui ne voulait pas travailler les samedis ? Celui qu'on envoyait trois fois sur quatre au camp disciplinaire ? Celui-là est aussi resté ici. Il avait changé trop de fois de camp, à force de travailler "   sous le fouet - disait-il - beaucoup de samedis ". Il s'est mis à le faire avec Mohamed Ben Cara, le joaillier. Celui qui fut condamné à six ans de prison, ce fut Gribouille - son nom importe peu -, ce sergent qui frappait n'importe qui avec sa cravache : parce qu'on s'était trompé de nom, parce qu'on avait répondu " présent " en avance ou en retard, parce qu'on avait donné de l'argent à un type qui s'était échappé (sans le savoir : ce fut Barbena qui a payé les pots cassés, tu te souviens ?). Le même qui a pendu le Malagueno à l'envers et est monté sur lui à califourchon, tandis qu'il le battait sur la plante des pieds. Pour les tortures le monde n'avance pas de grand-chose. C'est incroyable avec la quantité d'inventions que l'on voit. Mais est-ce que ça peut faire autant de mal que de t'arracher les ongles? et c'est vieux comme le monde.

Est-ce que tu te souviens de Bernardo Bernal de Barruecos ? On l'appelait pour rire les trois B. Il avait été commissaire aux comptes de la Banque d'Espagne. Ceux qui ne le connaissaient pas l'appelaient le Vieux à la cravate (5), parce qu'il n'a jamais cessé de la porter, même quand il n'eut plus de chemise. Est-ce que tu souviens ? Plutôt grand, très maigre (c'est vrai qu'on en est tous arrivés là), celui qui buvait du lait chaque matin Comment y arrivait-il ?

- Je ne veux pas mourir, disait-il. Je ne veux pas mourir ici.

Un matin, il ne répondit pas. Makrani Ahmed Ben Ali entra dans le marabout (6). Le Maure donna l'ordre de l'emmener au dépôt, au village. Tu t'y retrouves ?

 

On l'a emmené sur un brancard. à mi-chemin il hoqueta. On appela le sergent. Je suis sûr que tu te souviendras de ce qu'il a répondu :

- Qu'on le laisse en prison jusqu'à ce qu'il meure. J'ai donné sa place à un autre et il n'est plus sur la liste...

  La haine unit ce que la foi sépare. Et mainte- nant je rentre dans l'objet de cette lettre que je souhaite longue exprès parce que je ne t'en écrirai pas une autre et que j'ai des heures devant moi jusqu'à l'aube. Il suffit de crier :

 - à mort X ! pour que ses plus grands ennemis s'unissent pour l'exterminer. Ce n'est pas possible d'inventer une haine à l'envers ? Une haine à revers ? La seule union qu'il y eut entre nous les Espagnols - et maintenant entre Arabes et Kabyles -, c'est la haine. Jamais l'amitié ou le progrès. Le futur de notre guerre, et de celle-ci, fut - est - toujours conditionné par l'assurance de nous entre-tuer après la victoire.

Des larmes sans paroles. Tu te souviens de ceux qui pleuraient parce qu'ils ne savaient pas chanter ? J'ai vu pleurer quelqu'un parce qu'il ne savait pas parler.

Tu ne sais pas où je veux en venir. Ne t'en fais pas. Lis. Tu verras. Tu te souviens de Djelfa ? Du camp, des cinq peupliers, du seul  arbre en fleur qui   d'après ce Tchèque des Internationales était tout le paysage ?

                Bourgeons de vert foncé

 ou quelque Chose comme ça. Je ne m'en Sou- viens pas : la vérité est qu'ici il n'y a presque jamais de verdure tendre ; c'est vieux du soir au matin. Tu te souviens de la mule de la noria avec son bandeau rouge sur les yeux ? Et ce qu'on te demandait à l'arrivée : - Ta religion ? Sais-tu lire ? Oui ? Alors lis le règlement. Et les files des effilés - comme disait Marcel pour ceux qui s'écroulaient de faim. Et la réponse du commandant à ce vieux : - Si tu vas mourir pourquoi veux-tu la liberté ?

Au commandant, on ne lui a rien fait. On a considéré qu'il avait eu son lot en perdant la guerre.

Alors on pensait à la liberté, mais pas à la nôtre. Tu sais : je continue à penser plus ou moins la même chose. L'amour existe - j'ai trois fils - mais la soif de justice, la soif d'en finir avec ce qui ne devrait pas être n'a pas de rapport avec ma femme ; ce sont les entrailles qui crient : Liberté ! Nous avons connu beaucoup d'années de malheur. D'abord ce fut notre guerre, après  celle de tous (qui fut la plus courte et la moins importante) et maintenant - depuis des années - celle d'ici. Si je te disais que je ne m'y suis pas engagé, je mentirais.

La disgrâce, c'est l'histoire du feu et de l'acier : on le trempe et il s'endurcit. C'est la même chose Pour la guerre. Tu Peux Commencer à compter de 36 à 61. I'ai presque envie de dire : qui perd gagne. Ou presque, parce que ce n'est pas vrai.

  D'autre part, la chaleur et le froid poussés à l'extrême sont toujours les mêmes. Et le coteau ? Qui le change ? Les hommes eux sont différents. Ou plutôt, ils se tuent - on en finit - d'une autre manière.

Je t'écris comme ça me vient, pour voir si tu te souviens mieux en laissant de là place à ton imagination pour qu'elle puisse s'envoler Si je dis les choses comme elles sont, cela semble pauvre : il faut chercher des repères et les serrer avec une corde. Les mots sont si pauvres face aux sentiments qu'il faut avoir recours à mille trucs pour arriver au reflet de la réalité. Comme au cinéma : superposer des images, tourner la caméra à l'envers, mettre des écrans, filmer plus vite ou plus lentement que la vérité. Si tu plantes la caméra face aux acteurs, au hasard du soleil, et que tu filmes la scène entière, personne ne la supportera. L'homme ne vit pas seulement de pain. Il faut soigner les apparences.

Sidi el Hayachi vient d'arriver..Je continuerai plus tard.

On apprend plus du bien que du mal. En plus, personne n'enseigne rien aux méchants.

  Seule la douleur nous enseigne - et nous tue ; le bonheur nous trompe, et quand on veut chercher à le comprendre, il est déjà passé.

Mais - pour dire la vérité - on ne se souvient pas des choses pour leur bonheur ou leur mal- heur mais plutôt pour leur profondeur.

(Comme une pierre noire - de mon village -, convaincue de ce que la farine n'était pas la fille de la meule mais d'elle-même).

Nous avons tous été des colonies et nous avons cessé de l'être. L'exemple le plus illustre, c'est l'Asie Mineure. L'Amérique, aujourd'hui ; demain, cela. L'agitation c'est la seule chose que l'homme a trouvée pour avancer. La vérité : avant l'arrivée des Français il n'y avait ici pas un fort ni une mairie...

                                                              

                           Max Aub au camp de Djelfa, en train de fabriquer des espadrilles (à droite)

 

Pour un pays, une armée vaincue est plus dangereuse qu'une armée victorieuse. Que fait- elle ? Que fera-t-elle ? Elle retourne contre elle- même la honte amère de la défaite. Elle trouvera toujours des coupables civils pour les écraser. Si ce n'est à court terme, ce sera à long terme. C'est un mouvement lent mais sûr.

L'armée ne digère pas d'être humiliée devant les civils. La " revanche " n'est pas la vengeance. L'année 98 espagnole engendra l'année 23 ; l'année 18 allemande, l'année 33 ; regarde ce que réservait la défaite française de l'an 40.

Tu te souviens de Gravela ? Grosse tête en cône, le béret enfoncé, les cheveux clairsemés, édenté, la veste raccommodé, des bottes de cava- lier, la cravache toujours à la main, la cape brune au vent en signal d'autorité et deux cornes comme deux tours au lieu de " ce qu'il faut ".

On l'a condamné à vingt ans. Quatre ans plus tard il se montrait déjà par ici ; maintenant il est à Oran, une grosse légume de I'OAS. ça ne m'étonnerait pas de le voir réapparaître un de ces jours par ici, même à l'état de cadavre, comme garde-chiourme d'un autre camp de concentration.

Pendant les quatre premières années de guerre civile, ici, à Djelfa, il ne se passa pas grand-chose. On payait nos contribuions au F.L.N quelques jeunes sont partis et plus rien.

Il y a deux ans les choses ont changé. Les harkas (7) se sont déplacées jusqu'ici. Les troupes françaises ont commencé à " ratisser ", à emmener des gens ; d'autres sont accourus. Tu connais déjà les tribus ; quelques-unes se sont réfugiées à l'ombre du fort Caffarelli, d'autres ont disparu.

Il y eut des attentats, des embuscades, des chemins et des routes minés. Le travail augmenta dans l'atelier, à cause des cercueils.

Et maintenant je vais te raconter en deux mots ce qui justifie ces lignes puisque maintenant tu dois te souvenir de moi, Pardinas, mais oui ! celui qui avait la lèvre fendue. Celui qui dormait dans le même marabout que toi, dans le camp disciplinaire, celui qui avait été maître d'école pendant la République.

Tu te souviendras aussi du cimetière. Tu vois le coteau clairsemé, le marabout - le vrai, avec sa demi-sphère plantée sur le seau crépi - de l'autre côté du ruisseau. Rien n'a changé depuis que tu travaillais en faisant " le terrain sportif " pour la plus grande gloire et le commerce du commandant. Le cimetière non plus.

L'autre jour il y eut un affrontement. Une vraie bataille rangée, féroce. Une véritable bataille, comme celles de notre guerre ; des mortiers, des mitrailleuses. Les avions sont arrivés tard et ont fait du mal ; il ne restait plus personne. Il y eut beaucoup de morts, plus de cent fellaga, une vingtaine d'Européens - je ne parle pas des Français. L'affrontement eut lieu près du cimetière, plus précisément autour de lui.

On a dû faire vingt cercueils en un clin d'oeil ; et voilà le résultat. Il y en avait quatre qui n'étaient pas mal ; un caporal ne rentra pas dans l'un qui fut pour un autre, sans galons, de la légion. Les autres...

Le problème c'étaient les indigènes, les révolutionnaires, les fellaga. Aller les enterrer au cimetière des Maures était une témérité. Ces coteaux-là étaient balayés par le feu, et il n'était pas question d'ordonner de nettoyer les alentours, ni cette nuit ni le jour d'après.

Tu te souviens du cimetière ? D'un côté les riches avec leurs petits anges et leurs tombeaux en pierre. De l'autre...

Nous avons aligné décemment les soldats français avec leurs planches numérotées et leurs croix.

 - Et dans ce coin-là ? demanda le capitaine.

- les Espagnols.

Tu sais lesquels, ceux qui sont morts ici - dans le camp - il y a déjà vingt ans ! Si tu te souviens, on leur a mis aussi leurs planchettes avec leurs noms.

- Ils sont bien pourris. Qui se souvient d'eux ? Vous me les empilez ou vous me les balancez par-dessus le mur. Et dans le trou vous m'empilez ces chiens (les indigènes).

C'est ce que je voulais te raconter. Ils ont creusé - les Arabes qui travaillent ici -, ils ont jeté les quelques os qui restaient de ceux qui sont morts alors. Je ne me souviens que de quelques noms ; ils te diront quelque chose.

 

Le Madriles, ce fluet qui finit fou ; Julian Castillo, ce vieux qui n'était qu'une ruine ; Manuel Vâzquez, le Galicien le plus grossier qu'on aie jamais connu ; Ramon Gonzalez, un Galicien aussi, d'Orense, qui détestait Vazquez parce qu'il était de Pontevedra; José mugia, le sale nabot qui puait et qui est mort mangé par les punaises ; Gustavo Catala qui frimait d'être malin et qui n'était qu'un lèche-cul ; Rogelio Marquez, aussi grand que silencieux et bête ; Domingo Lopez, l'anarchiste embusqué qui passait son temps à parler mal, à tour de rôle de l'un ou l'autre ; Juan Morales, le Canarien triste ; Enrique Hernandez qui frimait d'être champion d'échecs de l'Arganzuela ; Luis Garrote, qui fut adjudant de Miaja ; Sebastian Morales, le chauffeur qui essaya de s'enfuir et qui résista aux sept bastonnades de Gravela ; Luis Bueno, celui qui fut le plus ligoté aux poteaux dans la neige, cet hiver de 42, quand nos espoirs verdoyaient encore ; Bernardo Bueno le médecin...

 

Quand ils ont jugé qu'il y avait assez de place ils ont entassé là-bas les fellaga bien qu'après tout il dut rester quelque chose des nôtres.

 

Il avait raison le capitaine : qui se souvient d'eux ? qui va les remercier de mourir ici, dans les confins de l'Atlas saharien, pour défendre la liberté espagnole ? Personne, absolument personne. C'est vrai qu'ils sont morts plus nombreux en Allemagne. Mais je ne les ai pas vus.

Ceux-ci oui. Je te le raconte tel que ça s'est passé, seulement pour le raconter. Je ne pou- vais pas dormir cette nuit et j'avais ton adresse, au moins celle que tu m'as donnée sur ta carte de Veracruz. Cette lettre peut-être t'arrivera-telle : les gens changent de maison moins que l'on pense. A la première occasion, on y reste.

La vérité est que ceux-là ont élevé des vers près de vingt ans. D'autres crèvent avant. Les arbres n'ont pas changé et il n'y en a pas d'autres. La terre continue de se lever par le couchant en rendant plus rapide la tombée de la nuit.

 

(La vérité fut un peu différente : - Creusez là, dit le sous-officier.

- C'est plein d'os.

- Jetez-les où vous en aurez envie. Creusez et enterrez ces fils de pute.

Il semblerait qu'il a eu honte de l'écrire avec tant de simplicité. Les hommes tournent toujours autour du pot) .

 

Ah ! (la lettre du Lièvre, Pardinas, on l'appelait comme ça) j'oubliais de te dire (ou peut- être qu'il ne voulait pas le dire, je n'en sais rien) qu'ils vont me fusiller demain. Qu'est-ce que je dis demain, aujourd'hui ! Dan un moment, parce qu'ils disent que mes mains sentaient la poudre. Ils oublient qu'on est né   Comme ça (8).

 

                                                                                          Max Aub à Djelfa - 1941

                                                                                                                    Max Aub à Djelfa, devant un "Marabout"

Notes:

1. Sale et déchirée, l'enveloppe a été reçue le 17 mai avec une note du bureau de poste du Mexique (no 5) qui disait : "reçue dans cet état''   

2. Le répression franquiste sur le corps enseignant fut particulièrement féroce, d'une part à cause de l'intérêt de la République espagnole envers les mondes de la culture, et d'autre part de l'affiliation majoritaire aux idées de gauche des enseignants N. d. T.).

3. Il est mort au front. Face au Rhin, les derniers jours de la guerre.

4. Del desierto vengo / de servir a Francia / de servida no, / que se sirvio ella...

5. Les notes qu'Aub prit à Djelfa au sujet du "Vieux à la cravate'' furent à l'origine de la rédaction du ''Cimetière deDjelfa. (N d T )

6. Hutte ou tente, mot dérivé de la prononciation dialectale (mrabot) de l'arabe classique murabit qui désigne l'homme vivant dans un ribat (couvent fortifié) et qui par extension s'applique au monument qui abrite sa tombe. Ce mot annonce ironiquement la mort du narrateur (N d T) 

7. Formation de supplétifs (les harkis) qui étaient levés pour renforcer l'action des troupes françaises en Algérie (N d T) 

8. Les Franquistes repéraient les miliciens du Front populaire espagnol aux traces de poudre (N d T).

 

                                  Le cimetière de Djelfa (Traduit de l'espagnole par José Maria Naharro )

 

 

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